retour index

Soins dentaires : quel remboursement ?



Un Français sur cinq renonce à aller chez le dentiste, faute de moyens. La palette des soins est vaste mais mal remboursée.


Les tarifs des soins conservateurs (carie, détartrage…) sont fixes et remboursés à 70 % par la Sécurité sociale.

En revanche, les prix des prothèses sont libres et les dentistes les justifient par un matériel de plus en plus sophistiqué et de lourdes charges. Il reste qu’un bon dentiste doit faire un bilan global de la bouche, prendre le temps d’expliquer les avantages et inconvénients du traitement, offrir une alternative, faire un devis, proposer des facilités de paiement.

L'accès aux soins facilité

Sauf pour l’orthodontie, les demandes d’entente préalable sont supprimées. On peut commencer les soins immédiatement.

Par ailleurs, si une prothèse n’est plus adaptée convenablement à la bouche du patient, la Sécurité sociale accepte son remplacement quelle que soit son ancienneté.

Amalgames et plombages

Il est essentiel de réparer tout d’abord les dégâts causés par la carie : nettoyage, désinfection, comblement de la cavité et reconstitution de la dent. Celle-ci peut se faire en posant un amalgame. Ce fameux "plombage" est de moins en moins utilisé et il est remplacé par un ciment composite, de couleur blanche, plus esthétique mais plus délicat à poser et dont la durée de vie est limitée à trois ou quatre ans.

Quel que soit le matériau, le prix est le même (de 14 à 35 € selon le nombre de faces à traiter), remboursé à 70 % par la Sécurité sociale.

L'inlay

Le dentiste peut aussi poser un "inlay". C’est un petit bloc en résine composite, en or ou en céramique, réalisé à partir d’une empreinte de la dent et qui vient combler la perte de substance. Il peut tenir plus de dix ans, mais coûte beaucoup plus cher (305 à 460 €) et est remboursé à 70 % sur la base de 122,55 € pour les simples ou 144,05 € pour ceux dits à clavette.

La couronne

Lorsque la carie est trop profonde et atteint la pulpe, la dent ne peut être conservée vivante, elle doit être dévitalisée. Ainsi fragilisée, elle sera recouverte d’une couronne sur mesure après une prise d’empreinte. La couronne en métal est la moins chère (200 à 400 €), la plus luxueuse, en céramique, peut grimper à plus de 900 €. La couronne est remboursée par la Sécurité sociale à 70 % sur la base de 107,4 €.

Pivots, bridges et implants

Si la partie apparente de la dent est totalement détruite, on la remplace par une dent à pivot (ou à tenon). On réalise un faux moignon (un pivot) qui est fixé dans la racine de la dent dévitalisée, et on le recouvre d’une couronne. Le faux-moignon est pris en charge par la Sécurité sociale. Si la dent est irrécupérable, et l’extraction inévitable, il ne faut pas pour autant désespérer, l’espace vide peut être comblé par un bridge ou un implant.